La Houppa

De la racine Hafoh, (synonyme de souccah) qui signifie «couvrir», la Houppa est le dais nuptial qui abrite les époux durant la cérémonie. Certains grammairiens ont vu ici la racine haf = pur, innocent, pour rappeler que les époux sont purifies le jour de leur mariage, comme la communauté au jour de Kippour. C’est la raison pour laquelle les fiancés ont l’habitude de jeûner jusqu’à la solennité. Cette Houppa symbolise le nouveau foyer qui est appelé, selon le prophète Malachie, sanctuaire pour l’Eternel.

Verre de Kiddouch

Kiddouch veut dire sanctification, c’est-à-dire séparation dans un but spirituel. Beaucoup de prières sont basées sur ce thème : le Kaddich, la Kéddoucha, et le Kiddouch que l’on récite pour l’entrée du Chabbat ou des fêtes. Lors de la cérémonie de mariage, le premier kiddouch, récité sur un verre de vin ou de jus de raisin, se nomme Kiddouchin, car la fin de la benediction s’exprime ainsi : «Béni sois-tu Eternel qui distingue son peuple Israël par la Houppa et l’acte de sanctification». Ainsi par ce premier Kiddouch, l’épouse est distinguée pour être consacrée à son mari exclusivement. Ici l’amour est mis au service du projet divin de l’aménagement du monde pour la paix des hommes.

Le brie du verre

Le marié casse un verre à la fin de la cérémonie, en souvenir de la destruction du Temple de Jérusalem, comme il est dit dans le Psaume 137 : «Si je t’oublie Jérusalem que ma main droite m’oublie, si je ne fais de Jérusalem le sommet de ma joie». Nou signifions ainsi que notre joie ne saurait être complète sans celle de Jérusalem et du Temple reconstruit.

les alliances

Par la remise de l’anneau, qui doit être simple, ne comporter nipierre ni ciselure, le fiancé s’engage vis-à-vis de sa future femme.
Le fait qu’il n’y ait pas de réciprocité de l’acte choque l’espritféministe, il faut resituer le geste dans son contexte social. Al’époque de la Bible et du Talmud, la femme ne travaillait pas et dépendait économiquement de son mari. En lui offrant un objet (bague, boucle d’oreilles, collier, etc), le mari promettait devant témoins et la communauté de protéger sa bien-aimée. La société et les esprits ayant changé, la femme peut remettre à son mari un anneau, à la fin de la cérémonie. Après avoir prononcé la formule rituelle adéquate, le marié passe l’anneau à l’index de la fiancée.

le Talith

Talit, de la racine taleh = agneau, signifie originellement vêtement de laine, mais dans le rituel, il désigne le châle de prière
rectangulaire à franges, en soie ou en laine. Comme l’exige la Torah, chacun des quatre coins du Talit doit être constitué de quatre fils noués de manière à porter un nombre de tours qui symbolisent le nom divin. Le talit est traditionnellement offert au marié par sa future épouse.


la Kippa


De la même racine hébraïque qui a donné Kippour, la Kippa est la «couverture» de la tête, elle évoque l’humilité de l’homme face à son Créateur et l’acceptation du joug de la royauté divine. Houppa, Souccah, Kippa, Kippour, le juif s’enveloppe en permanence de la présence divine .